Apis mellifera

L'abeille européenne, l'avette ou la mouche à miel est une abeille à miel domestique originaire d'Europe. Elle est reconnue comme domestique.



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Animal domestique - Apidé - Apiculture - Hyménoptère (nom scientifique)

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  • ... L'abeille, Apis mellifera, est le troisième insecte dont l'ADN est cartographié, après la mouche drosophile et le moustique anophèle.... (source : tempsreel.nouvelobs)
  • L'abeille Apis mellifera est une espèce généraliste, les butineuses récoltant le nectar et le pollen d'une grande variété de sources florales.... (source : irbi.univ-tours)

L'abeille européenne, l'avette ou la mouche à miel (Apis mellifera) est une abeille à miel domestique originaire d'Europe. Elle est reconnue comme domestique. C'est une des abeilles élevées à grande échelle pour produire du miel.

Icône de détail Article détaillé : Apis (genre) .

Espèce menacée

Les abeilles subissent depuis une dizaine d'année des pertes importantes dans l'ensemble des régions du monde. Les causes ne sont pas toujours idéalement établies. Les disparitions ont atteint de 50 % à 90 % des populations selon les lieux de la planète[1].

Ouvrière d'été

Larves de faux bourdons de 3 à 4 jours.
Stades du développement du faux bourdon : larve de 12 jours (à gauche), nymphes de 16, 18 et 21 jours.
Naissance d'une abeille noire (Apis mellifera mellifera).
Abeill'objectifinant

Nourrice les dix premiers jours, l'abeille va en premier lieu s'occuper de la préparation des cellules pour les nouvelles pontes, le temps que ses glandes nourricières se développent. Par la suite, elle pourra nourrir les jeunes larves avec la gelée royale qu'elle sécrète. À la fin de cette période, elle effectue ses premiers vols autour de la ruche.

Bâtisseuse les dix à vingt jours suivants, ses glandes nourricières se sont atrophiées pendant que les glandes cirières se sont développées ; elle participe alors à l'agrandissement des rayons, à la transformation en miel du nectar apporté par les butineuses, au nettoyage ainsi qu'à la régulation thermique de la ruche, puis à sa protection contre les prédateurs (guêpes et frelon surtout) et les voleurs (abeilles étrangères, etc).

Butineuse à partir du vingtième jour jusqu'à la cinquième ou sixième semaine de sa vie, elle va parcourir la campagne dans un rayon de deux kilomètres afin d'approvisionner la ruche en nectar, miellat, pollen, propolis ou en eau. Après quoi, sa vie s'achèvera : généralement, une ouvrière meurt d'épuisement pendant un dernier voyage de butinage, ou lorsqu'elle dort.

Ouvrière d'hiver

À la fin de l'été, au début de l'automne vont naître des ouvrières qui vont vivre de cinq à six mois, leur corps est plus riche en acide gras. Elles auront à protéger la reine, à maintenir l'essaim qui passera l'hiver à une température de 30 °C, puis, dès le mois de février, préparer l'arrivée des nouvelles générations.

Les faux bourdons

De taille supérieures aux ouvrières, ils apparaissent au printemps, lorsque les ruches sont actives et que de nouvelles reines non fécondées peuvent être présentes dans l'environnement de la ruche. Dépourvus de dard, ils ne piquent pas. Pourvus d'yeux plus volumineux et plus gros que les ouvrières, ils sont aisément reconnaissables. Leur rôle principal est la fécondation des jeunes reines. Un faux bourdon peut produire 1, 25 microlitre de sperme. D'autre part, ils ne possèdent pas de corbeille à pollen et leur langue ne leur permet pas de recueillir le nectar des fleurs. Cependant, ils contribuent au maintient de la température ainsi qu'à la répartition de la nourriture dans la ruche.

Leur développement dure 24 jours de l'œuf à l'insecte parfait dans des conditions optimales. Les œufs dont ils sont issus sont non fécondés, ce qui en fait des individus haploïdes. Même s'ils commencent à voler dès le 7e jour de leur vie d'insecte parfait, ils n'atteignent leur maturité sexuelle qu'après leur 12e jour. Les faux bourdons des différentes ruches se rassemblent chaque année aux mêmes lieux précis aux conditions thermique spécifiques, généralement dans un rayon de 4 kilomètres de leur ruche d'origine. Ainsi, un brassage génétique est assuré pour éviter la consanguinité. En facilitant le mélange de différentes colonies, les faux-bourdons sont malheureusement des vecteurs pour les maladies et les parasites tels que le varroa. Ils sont attirés par la substance chimique acide ceto-9-décene-2-oïque sécrétée par les glandes mandibulaires des reines. Suite à la fécondation, le mâle meurt car son abdomen est arraché en vol pendant l'acte de reproduction.

Leur durée de vie est d'environ 2 mois, mais les abeilles peuvent consommer le couvain de faux bourdons en cas de disette. Ils sont chassés des ruches avant l'hiver, quelquefois dès les premiers refroidissements nocturnes d'août[2]. En cas de perte de reine, la ruche devient orpheline, et , si aucun jeune couvain n'est disponible pour donner une reine, la ruche devient bourdonneuse, c'est-à-dire que les ouvrières, non-fécondées, pondent et élèvent des œufs non fécondés qui donneront naissance à des faux bourdons. Quand la dernière ouvrière meurt, la population seulement constituée de faux bourdons est condamnée à mourir.

La reine

La reine et sa cour

La reine est reconnaissable des autres abeilles par sa plus grande taille (1, 8 à 2 cm contre 1.4 et 1.5 cm). Son abdomen et ses organes génitaux sont plus développés. Elle passe tout son temps à pondre, c'est elle qui donne naissance à toute les abeilles de la ruche. Elle peut pondre jusqu'à 2000 œufs par jour.

La danse des abeilles

Les abeilles possèdent entre elles un langage d'une extrême précision, celui de la danse.
Cette danse est exécutée dans l'obscurité par l'abeille éclaireuse revenue à la ruche pour renseigner les autres sur la distance, la direction, la quantité et la nature de nourriture.
Les autres abeilles, grâce à leurs perceptions tactiles et olfactives, perçoivent l'agitation et viennent s'agglutiner à elle pour décoder les informations contenues dans ces mouvements.

Il y a deux types de danses différentes :

La nature de la nourriture est indiqué par l'odeur de l'abeille qui s'y est frottée.
La quantité de nourriture dépend du frétillement de l'abeille, plus elle frétille et plus la quantité est importante.
La distance qui sépare la source de nourriture de la ruche est transmise selon la vitesse à laquelle l'abeille tourne. Plus la danse est rapide plus la source est proche.
La direction (angle entre la source de nourriture et le soleil comparé à la ruche) est transmise par l'inclinaison de la danse comparé à la verticale. La précision est ± 3°.
Le spectre visible de l'abeille couvre dans l'ultraviolet par conséquent les nuages cachant le soleil ne sont pas gênants pour elles.

Définition
  • La race est une sous-division de l'espèce, réalisée dans le cas de l'abeille sur des critères d'origine géographique, de biométrie, et génétique. Un croisement au sein d'une même race donnera une descendance de cette race.
  • Une lignée est la descendance d'une ou plusieurs souches précises dans un but de sélection artificielle mais quoique certains caractères soient conservés au fil des descendances, le résultat n'est pas stable au point de parler de race (par exemple, en croisant des abeilles de lignée Buckfast entre elles, on perd à la longue le potentiel génétique et les caractéristiques spécifiques à la Buckfast).
  • Un écotype est un sous division de la race suivant les caractères acquis au sein d'un écodispositif donné (par exemple l'aptitude à voler en rase-motte dans une zone particulièrement venteuse)

Les différentes races

Les noms entre parenthèses sont ceux des scientifiques qui ont découvert et étudié chacune des races.

Proche Orient
  • Apis mellifera syriaca (Buttel-Reepen, 1906) ou Abeille de Syrie
  • Apis mellifera anatoliaca (Maa, 1953) ou Abeille d'Anatolie
  • Apis mellifera adami (Ruttner, 1975) ou Abeille crétoise
  • Apis mellifera cypria (Maa, 1879) ou abeille chypriote
  • Apis mellifera meda (Skorikov, 1929) ou abeille de Perse
  • Apis mellifera caucasica (Gorbatchev, 1916) ou Abeille Caucasienne
  • Apis mellifera armeniaca (Skorikov, 1929) ou abeille arménienne

Afrique Tropicale
  • Apis mellifera lamarkii (Cockerell, 1906) ou Abeille d'Egypte (anciennement nommée A. m. fasciata)
  • Apis mellifera adansonii (Latreille) ou Abeille africaine
  • Apis mellifera yemenetica (Ruttner, 1975) ou Abeille du Yemen (anciennement nommée A. m. nubica)
  • Apis mellifera litorea (Smith, 1961)
  • Apis mellifera scutellata (Lepeletier, 1836) dont sont issues (par croisement) les abeilles tueuses.
  • Apis mellifera monticola (Smith, 1961)
  • Apis mellifera capensis (Escholtz, 1821) ou Abeille du Cap
  • Apis mellifera unicolor (Latreille, 1804)

Afrique du Nord
  • Apis mellifera intermissa (Buttel-Reepen, 1906) ou Abeille Tellienne
  • Apis mellifera sahariensis (Baldensperger, 1922) ou Abeille du Sahara

Europe du Nord et du Nord-Ouest
  • Apis mellifera mellifera (Linnæus, 1758) ou Abeille Noire (aussi nommée A. m. mellifica)
  • Apis mellifera iberica (Gœtze, 1964) ou Abeille espagnole

Europe du Sud et du Sud-Est
  • Apis mellifera carnica (Pollman, 1879) ou Abeille Carnolienne
  • Apis mellifera ligustica (Spinola, 1806) ou Abeille Italienne
  • Apis mellifera sicula (Montagano, 1911) ou Abeille sicilienne
  • Apis mellifera cecropia (Kiesenwetter, 1860)
  • Apis mellifera macedonica (Ruttner, 1987) ou Abeille de Macedoine

Les différents écotypes
  • Apis mellifera mellifera
    • Écotype Provence
    • Écotype Essone
    • Écotype Bretagne
    • Écotype Landes
    • Écotype Cevennes
    • Écotype Corse
    • Écotype Narbonne

Voir aussi

Références taxonomique

Liens externes

Notes

  1. (fr) La mort des abeilles met la planète en danger sur les échos. fr
  2. http ://www. apiculture. com/

Recherche sur Amazone (livres) :



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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 03/05/2009.
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